Shalom! J’ai eu l’opportunité de faire un voyage organisé en Israël avec de jeunes leaders Québécois pendant le temps des fêtes, voyage qui était en partie payé par le comité Québec-Israël.
J’ai accepté l’invitation dans le but ultime d’approfondir mes connaissances au sujet du conflit israélo-palestinien et surtout, pour comprendre l’impact qu’a le conflit sur la vie quotidienne des Israéliens et sur leur économie. Je voulais également en apprendre davantage à propos de la complexité interrelationnelle entre les diverses populations arabes et juives habitant le territoire israélien.
Lorsque j’étais conseiller politique du Ministre des affaires étrangères du Canada, je suivais avec intérêt les dossiers de cette région du monde, mettant souvent en relief toute la complexité des relations entre la ligue arabe et Israël. L’événement déclencheur fût pour moi en 2004 lorsque j’ai dû me rendre au Caire en Égypte dans le cadre de mes fonctions avec le Ministre pour représenter le Canada aux funérailles de Yasser Arafat, chef de l’autorité palestinienne de l’époque. Je me souviens plus précisément d’un moment suivant la cérémonie où nous étions regroupés dans un hôtel près de l’aéroport entouré de leaders arabes qui discutaient ouvertement des conséquences que cet événement pourrait avoir sur les négociations futures entre l’autorité palestinienne et Israël. Les années qui suivront confirmeront que le conflit israélo-palestinien est beaucoup plus complexe que l’influence et l’idéologie qu’un seul homme peut avoir sur un pays. L’histoire, la religion, la situation géographique et politique ainsi que la culture sont tous des aspects qui contribuent à rendre ce dossier très difficile à régler.
Journalistes, écrivains, académiciens, gens d’affaires, ancien colonel de l’armée israélienne, planificateur en chef responsable de la barrière de sécurité entre la Palestine et Israël, représentante du département des négociations de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), politiciens, et conseillers politiques étaient au rendez-vous tout au long de notre voyage entre la vielle ville de Jérusalem, Nazareth, le Mont Bental au nord d’Israël, Teffen et Tel-Aviv.
Nos conférenciers étaient des passionnés du sujet dans leurs domaines respectifs et leurs opinions différaient parfois grandement. Notre groupe a été témoin de divers points de vue au sujet du futur d’Israël et du conflit existant avec la Palestine. À la fin du voyage un consensus semblait émerger du groupe : nous étions tous d’accord pour dire que nous avions énormément appris de ce voyage et par conséquent, plusieurs d’entre-nous sommes revenus au Canada avec le désir réel d’en apprendre davantage. Bref, je reviens du voyage avec autant, sinon plus, de questions qu’à mon départ et malgré le fait que je souhaite un jour pouvoir y obtenir réponses, un certain doute persiste…. Le meilleur exemple : ma génération verra-t-elle un jour la paix au Moyen-Orient?
Ma visite m’a permis de tirer quelques conclusions par rapport à la situation en Israël:
- C’est une région mettant l’accent sur le développement économique et tout spécialement dans le domaine du high-tech. Pour en apprendre plus au sujet des compétences et des forces du pays en terme de high-tech, visitez le www.intelligym.com. N’êtes-vous pas d’accord que Molson et les Canadiens devraient investir dans cette nouvelle technologie afin d’améliorer la performance du CH avant les éliminatoires?
- Les communautés arabes, qu’elles soient musulmanes, chrétiennes ou autres, contribuent énormément à l’identité et au développement social d’Israël.
- Depuis la construction de la barrière de sécurité, la violence et les attentats sont en baisse et donc le statu quo avec la Palestine contente une majorité d’Israéliens. Les espoirs d’un accord entre les parties se sont, par le passé souvent mal terminés ce qui fait que les gens ont très peu d’espoir de voir un jour la paix régner dans cette région du monde.
- La présence du Hamas dans la bande de Gaza et du Hezbollah au Liban rendent les relations au sein de la ligue arabe très tendues et difficiles. N’obtenant pas de consensus parmi les pays arabes, l’OLP n’a pas le support requis pour continuer à négocier un traité de paix avec Israël.
- Selon moi, le service militaire ne devrait pas être obligatoire pour tous et de toutes évidences cette politique devrait être révisée puisque de toutes manières il y a déjà près de 25% de la population âgée de 18 ans et plus qui trouve diverses raisons leur permettant d’éviter de se soumettre à ce devoir national. Cette dernière statistique nous a été offerte par un ancien colonel.
- Le système politique de représentation proportionnelle mène souvent à des jeux de partisanneries, à la création de nouveaux partis politiques et de gouvernements de coalitions insupportables…nous commençons à être victimes du même sort au Canada!
Selon moi, le voyage fût un succès. Nous avions un guide d’expérience très enthousiaste qui nous gardait bien éveillés lors des trajets en autobus.
J’ai beaucoup aimé notre visite du Knesset (le Parlement) et j’ai été particulièrement impressionné par la région du nord, près des frontières de la Syrie et du Liban. Je m’attendais à voir une grande présence militaire mais j’ai plutôt constaté que c’est une destination touristique avec de belles montagnes et des paysages incroyables…on y retrouve même des vignobles et le vin est d’ailleurs très bon!
Je vous recommande de visiter Israël au moins une fois dans votre vie. Merci au comité Québec-Israël, à nos conférenciers, à Moty notre super guide et à mes partenaires de voyage.


